Le bâtiment est le secteur le moins visible en ligne en France : 53,4% seulement des TPE-PME du BTP ont un site internet, contre 64,6% en moyenne nationale, selon le Baromètre France Num 2025. L'hébergement-restauration suit d'assez près avec 59%. Ce sont les deux secteurs où un prestataire web, SEO ou communication a le plus de terrain à défricher, à condition de savoir dans quelle ville et sur quel métier chercher précisément.
Ce que mesure le Baromètre France Num 2025
Le Baromètre France Num est l'enquête de référence sur le numérique dans les TPE et PME françaises, pilotée chaque année par la Direction générale des Entreprises (DGE), un service du ministère de l'Économie. L'édition 2025 s'appuie sur 11 021 entreprises interrogées entre le 26 mars et le 18 avril 2025, publiée en septembre 2025 (rapport complet). C'est une source publique, méthodologiquement documentée, pas un sondage marketing.
Le chiffre qui cadre tout le reste : 64,6% des TPE-PME françaises ont un site internet, et 84% disposent d'au moins un outil de visibilité en ligne (site ou réseau social). L'écart entre ces deux chiffres est déjà un signal : une bonne partie des entreprises misent sur une page Facebook ou Instagram plutôt que sur un vrai site, ce qui laisse peu de prise pour le référencement ou une fiche Google bien tenue.
Le bâtiment, secteur le moins visible en ligne
Le retard du BTP n'est pas un accident ponctuel, il ressort sur plusieurs indicateurs à la fois. Sur la présence d'un site internet déjà citée (53,4% contre 64,6% en moyenne), et sur l'investissement numérique global : seules 27% des TPE-PME du bâtiment ont dépensé plus de 1 000€ en solutions numériques sur l'année, l'un des taux les plus bas du baromètre, loin derrière le numérique (67%), les services spécialisés type architectes et bureaux d'études (55%) ou la finance (53%).
Ce retard coïncide avec une dynamique de création d'entreprises inversée par rapport au reste du marché. Selon l'Insee, la construction a perdu 3 400 créations d'entreprises entre 2024 et 2025 (-3,8%), alors que la plupart des autres secteurs progressent. Un secteur qui crée moins et digitalise moins vite, c'est une base d'entreprises existantes, souvent plus anciennes, qui n'a jamais été poussée à se mettre à niveau. Plombiers, électriciens, maçons, couvreurs, chauffagistes : ce sont précisément les métiers qu'on retrouve dans les recherches par catégorie les plus fréquentes sur Citylead, et le baromètre confirme que le potentiel de prospection y est réel.
L'hébergement-restauration et l'agriculture, aussi à la traîne
L'hébergement-restauration surprend davantage : le secteur a la réputation d'être bien présent en ligne, entre plateformes de réservation et pages sur les réseaux sociaux, mais seulement 59% des entreprises ont un vrai site internet, sous la moyenne nationale. Autrement dit, une bonne partie de la visibilité de ce secteur repose sur des profils qu'il ne maîtrise pas entièrement (fiche sur une plateforme tierce, page Instagram), plutôt que sur un site où il contrôle son propre référencement.
L'agriculture affiche le score le plus bas sur l'investissement numérique global, avec seulement 18% des exploitations ayant dépensé plus de 1 000€ en solutions numériques selon le même baromètre. C'est le secteur le plus en retard dans l'absolu, mais il reste marginal pour un prestataire web, SEO ou design puisqu'il correspond rarement aux métiers ciblés par ce type de prestation.
Où la demande grimpe sans que la maturité digitale suive
Le retard digital d'un secteur ne dit qu'une partie de l'histoire : encore faut-il qu'il y ait un flux réel de nouvelles entreprises à contacter. Là, l'Insee donne un signal complémentaire utile. En 2025, la France a enregistré 1 165 800 créations d'entreprises, un niveau record (+5%, après +6% en 2024). Les créations progressent surtout dans le commerce (+17 200, +11%) et les activités de services administratifs et de soutien (+13 500, +11,7%), deux secteurs où le turnover d'entreprises est élevé : de nouvelles structures apparaissent en continu, souvent sans stratégie digitale posée dès le lancement.
C'est là que le croisement des deux sources devient utile. Le bâtiment cumule un retard digital net ET une base d'entreprises qui vieillit (créations en baisse) : le besoin est réel mais concentré sur des entreprises déjà installées, à qui il faut souvent expliquer pourquoi un site sert à quelque chose. Le commerce et les services aux entreprises cumulent une forte natalité d'entreprises et une moyenne de présence en ligne plus proche de la norme nationale : le volume de prospects neufs y est plus élevé, mais il faut aller vite, avant que ces jeunes structures ne bricolent une solution minimale et s'en contentent.
Vérifier la maturité digitale métier par métier, ville par ville
Un baromètre national donne une tendance, pas une liste de prospects. Savoir que le bâtiment est globalement en retard ne dit pas quel électricien de Nantes ou quel couvreur de Clermont-Ferrand n'a toujours pas de site correct cette semaine. C'est l'écart entre une moyenne nationale et une réalité terrain, ville par ville.
C'est le rôle de l'audit qui tourne derrière chaque recherche Citylead. Quand vous choisissez un métier et une ville, l'outil ne se contente pas de lister les entreprises trouvées sur Google Maps : il visite le site de chacune (quand il existe), vérifie les bases techniques et SEO (balises title et description, structure des titres, données structurées LocalBusiness, texte alternatif des images) et croise ça avec la complétude de la fiche Google (fiche revendiquée, photos, horaires, description, réservation en ligne). Chaque entreprise ressort avec un score de besoin qui combine ces signaux, plutôt qu'une simple liste brute à trier à la main. Sur un secteur identifié comme en retard par ce baromètre, comme le bâtiment, c'est ce niveau de détail qui transforme une tendance nationale en liste de prospects concrets, avec de quoi justifier l'appel dès la première ligne.