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Prospection

Vendre un premier site à une entreprise sans site web

Illustration d'une rangée de petites vitrines de commerces dont une fenêtre de navigateur vide en pointillés roses, marquée d'un plus, prête à accueillir un premier site
Sommaire
  1. Combien d'entreprises n'ont toujours pas de site ?
  2. Pourquoi ces entreprises n'ont pas de site
  3. Comment repérer ces prospects avant de les contacter
  4. Le premier message : ne pas commencer par ce qui manque
  5. L'offre d'entrée : un site simple, un prix fixe
  6. Les risques à garder en tête

Une entreprise sans site web est un prospect plus simple à convaincre qu'un site à refaire : il n'y a rien à critiquer, rien à défendre, seulement une absence à combler. Mais elle est aussi plus facile à froisser et plus difficile à faire payer. Voici combien de TPE-PME sont concernées, pourquoi elles n'ont pas de site, comment les repérer avant le premier appel et comment leur proposer une offre d'entrée qui ne ressemble pas à une refonte déguisée.

Combien d'entreprises n'ont toujours pas de site ?

Entre un tiers et deux cinquièmes des TPE-PME françaises, selon la source. Le baromètre France Num 2025, mené auprès de 11 021 entreprises dont 7 978 TPE, compte 64,6 % de TPE-PME avec un site, soit 35,4 % sans. L'étude Afnic « Réussir avec le web » 2025 donne 61 % d'entreprises avec site, contre 70 % l'année précédente, soit 39 % sans.

Deux précautions avant de citer ces chiffres à un prospect ou dans un argumentaire. Les deux études n'ont pas le même échantillon : l'Afnic s'appuie sur près de 2 500 entreprises ayant rempli un autodiagnostic en ligne, dont 54 % ont moins d'un an d'existence, ce qui tire mécaniquement la moyenne vers le bas. Et la baisse d'une année sur l'autre vient en partie de cette composition, pas forcément d'un recul réel du marché. Retenez donc une fourchette (35 à 39 %), pas un chiffre unique, et datez-la (2025).

Pourquoi ces entreprises n'ont pas de site

La réponse la plus fréquente n'est pas « je ne sais pas ce que c'est ». Selon l'Afnic, 99 % des TPE-PME reconnaissent l'importance d'être présentes sur internet. Ce qui bloque est ailleurs, et ce sont ces blocages que votre approche doit lever :

Ces freins ne se traitent pas par un argumentaire sur l'importance du digital, qu'ils connaissent déjà. Ils se traitent par une offre dont le prix, le délai et l'effort demandé sont clairs dès le premier message.

Comment repérer ces prospects avant de les contacter

Un prospect sans site ne se trouve pas en parcourant la ville à pied. Il se repère à partir de signaux publics, en quatre étapes :

  1. Choisir un métier et une ville où les clients cherchent sur Google avant d'appeler : plombier, coiffeur, restaurant, ostéopathe, garage. Pour comparer les secteurs, le baromètre des métiers les moins visibles en ligne donne un premier classement.
  2. Lister les établissements de ce métier dans cette ville, avec leur fiche Google.
  3. Isoler ceux dont le champ site web est vide, ou rempli par une page Facebook, un lien Linktree ou un site qui ne répond plus. Ce sont trois situations différentes, mais le prospect est le même : il n'a pas de vrai site.
  4. Trier par signaux d'activité : nombre d'avis, note, photos récentes, horaires renseignés. Une entreprise avec 80 avis et pas de site a des clients et un besoin visible ; une fiche vide et sans avis est souvent un prospect peu actif ou peu solvable.

Chez CityLead, on a fait un choix précis sur ce point : le filtre « Sans site web » regroupe ces trois cas (aucune URL, un réseau social à la place d'un site, un site qui ne répond pas), parce que du point de vue du prospect, la conséquence est identique. L'étape 4 reste à faire avec les avis et la note, que la recherche remonte dans la même liste.

Le premier message : ne pas commencer par ce qui manque

Écrire « vous n'avez pas de site » à quelqu'un qui tient son commerce depuis quinze ans sonne comme un reproche. Mieux vaut partir de ce que vous avez vu de positif et poser un constat neutre. Exemple (à adapter, les chiffres sont fictifs) :

Bonjour, j'ai trouvé votre garage en cherchant un mécanicien à Rezé : 62 avis à 4,7, c'est rare. En revanche, personne ne peut consulter vos tarifs ou prendre rendez-vous sans vous appeler. Je crée des sites simples pour des artisans comme vous, en une semaine. Je peux vous montrer à quoi ça ressemblerait pour votre garage ?

Ce message cite un détail vérifiable (les avis), formule le manque en conséquence concrète (pas de tarifs, pas de rendez-vous en ligne) et finit sur une proposition de montrer, pas de vendre. Gardez l'offre complète pour le deuxième échange.

L'offre d'entrée : un site simple, un prix fixe

Le piège classique est de proposer une refonte complète à quelqu'un qui n'a rien : trop cher, trop long, trop flou. L'offre d'entrée qui fonctionne tient en quelques lignes :

Ce format rassure sur les deux craintes principales, le budget et l'effort. Il ouvre aussi la porte à la suite : une fois le premier site livré, la fiche Google à optimiser, les avis à travailler ou une première campagne locale deviennent des ventes naturelles.

Les risques à garder en tête

Pour trouver ces prospects sans les chercher un par un, la recherche par ville et métier de CityLead liste les établissements d'une zone, affiche leurs avis et leur note, et permet de filtrer sur « Sans site web ». Vous arrivez à l'appel en sachant déjà lesquels ont des clients, pas de site, et une raison concrète d'écouter votre proposition.

FAQ

Une page Facebook ou une fiche Google suffit-elle à une entreprise locale ?

Elle suffit pour être trouvée sur son nom, pas pour convaincre un client qui compare. Une fiche Google bien remplie couvre déjà beaucoup de recherches locales, mais elle ne permet pas de présenter une offre en détail, de prendre rendez-vous à son rythme ni de maîtriser son image. C'est un bon point de départ, pas un substitut durable à un site.

Combien faut-il facturer un premier site vitrine ?

Cela dépend du périmètre, pas de la ville : une page unique et un site de quelques pages ne sont pas le même travail. Annoncez un prix fixe pour un périmètre fermé, avec les options en supplément. Le détail des fourchettes par niveau de prestation est dans l'article sur le coût d'un site internet professionnel.

Faut-il contacter ces prospects par téléphone, e-mail ou en se déplaçant ?

Pour un commerce ou un artisan local, le téléphone et la visite sur place fonctionnent mieux que l'e-mail, parce qu'un échange direct lève plus vite les méfiances décrites plus haut. Si vous prospectez à distance, un message court qui cite un détail vérifiable de leur fiche Google, suivi d'un appel, donne de meilleurs résultats qu'un envoi seul.

Comment savoir si un prospect sans site a les moyens de payer ?

Aucun signal public n'est certain, mais le nombre d'avis, la régularité des photos et des horaires renseignés indiquent une activité réelle. Sécurisez ensuite le risque restant avec un acompte à la commande plutôt que d'écarter le prospect par principe.

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